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Université Toulouse II-Le Mirail


L'épreuve de la fin de vie

le 2 juin 2012

Journée d'étude transdisciplinaire

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L'épreuve de la fin de vie

Samedi 2 juin 2012, salle du Château


La fin de vie, loin de pouvoir se réduire à quelque considération d’ordre formel, met en exergue le caractère exceptionnel de l’humain. Il s’agit du moment dans lequel un malade ne trouve plus l’espoir d’une amélioration quant à son état, et où à l’inverse toutes les possibilités de se dominer soi-même s’éteignent une à une laissant émerger une position d’impuissance. À ce point de dessaisissement de l’existence, quelle place pour la famille ? le soignant ? le malade ? Lorsque plus aucun remède n’est possible, de quelle manière la situation ensemble peut-elle continuer à signifier quelque chose ? Chaque acteur de ce moment critique contribue, d’une manière ou d’une autre, à la qualité de l’accompagnement.

Une distinction apparaît pour le malade entre ce qui relève de ses choix et de ses convictions les plus intimes et l’extériorité que constitue l’environnement médical et l’environnement « naturel » (soutien familial et amical). La question est de savoir de quelle manière cette triple vision de la fin de vie s’articule pour le patient : s’agit-il pour les soignants d’entendre la volonté du malade, de s’y adapter ou bien de mettre en œuvre un processus prédéfini ? S’agit-il pour la famille et les amis, d’accepter la volonté du malade, d’être une instance de délibération ou simplement de confirmer l’autre dans son humanité par le témoignage de leur soutien ?

Alors pourquoi les mesures dispositifs énoncés par la loi Leonetti ne suffisent-t-elles pas ? Des difficultés peuvent intervenir dès lors qu’il y a un conflit entre la volonté qui émane du malade et les positions de l’accompagnement professionnel ou celles de l’accompagnement « naturel ». En d’autres termes, il peut arriver que l’instance médicale oppose ses principes aux directives émises par le malade ou son représentant, que la famille n’accepte pas les demandes du malade. Dans ce cas, il convient de s’interroger sur ce qui revêt le plus d’importance : la parole du malade ou les positions de l’entourage professionnel et naturel ? La personne, dès lors qu’elle est en fin de vie, devient-elle un objet soumis aux principes d’une instance supérieure ? Ou bien garde-t-elle la possibilité de faire entendre sa voix ? Sans écarter la possibilité que les autres instances aient de bonnes intentions, peuvent-elles assumer leur opposition à la volonté du malade lui-même ? Dans l’acte du soin palliatif, l’articulation entre la personne malade et le corps médical et/ou la famille semble pouvoir se retourner en rapport de force. L’autre versant serait celui de la bientraitance, qui ferait de l’éthique de la personne la valeur de négociation entre les différents acteurs.

Nous proposons cette journée d’étude comme une première rencontre transdisciplinaire sur ce thème de réflexion. Des chercheurs en philosophie, en sciences de l’éducation, en psychologie, mais aussi des professionnels du soin, sont invités à discuter de leurs approches.

avec Flora BASTIANI (philosophe), Christian CAZOTTES (Cadre Infirmier unité Résonance, à confirmer), Pascale GABSI (Psychologue unité Résonance), Yasuhiko MURAKAMI (Philosophe), Nadia PEOC’H (Chercheur en sciences de l’éducation), Nicolas SAFFON (Médecin unité Résonance, à confirmer), Michèle SAINT-JEAN (Chercheur en Sciences de l’éducation).

Programme : www.sirel-levinas.org

Organisation : Flora BASTIANI et Michèle SAINT-JEAN
Contact : colloque.philo.toulouse@gmail.com

En partenariat avec :

UFR Sciences, Espaces, Sociétés
Réseau international de recherche sur la santé et la maladie
SIREL (Société Internationale de Recherche E. Levinas)
ERRAPHIS et UMR EFTS

Type :
UTM - Agenda 1
Lieu(x) :
Université de Toulouse II-Le Mirail – Salle du Château

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