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Communiqué du SGEN-CFDT de l'UTM

le 23 novembre 2007

La "loi Pécresse" touche-t-elle les étudiants ? Mise au point.

Contrairement à ce qui vient d'être écrit sur ce site, le débat a été ouvert depuis longtemps à l'université sur la loi LRU, à la fois par les syndicats et par la direction. Nous rappelons ce qui, dans cette loi, concerne proprement les étudiants.

1. Droits d'inscription : la loi ne change rien. C'est le Ministère qui fixe chaque année, au début de l'été, les droits nationaux sur les diplômes nationaux de Licence, Master, Doctorat.

2. Orientation dite active : la loi exige des universités la mise en place de « l'orientation active ». Ques aco ? Chaque candidat au bac fera des vœux entre les différentes filières post-bac : université, BTS, IUT, Classe Préparatoire... A l'entrée de l'université, pas  de sélection : le bac reste le ticket d'entrée à la Fac. C'est le choix du futur étudiant, mieux informé, qui prévaut en fin de compte.

3. Représentation étudiante dans les trois Conseils.
Elle ne change pas au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), où les élus étudiants sont nombreux. Au Conseil Scientifique (Recherche), les étudiants sont représentés par des doctorants ; la loi augmente cette représentation. Au Conseil d'Administration (C.A.), qui décide de la politique de l'université, le nombre global de membres passe de 60 à 30, le nombre d'élus étudiants de 13 à 5. Le poids de ces élus reste important dans l'élection du Président, où ils auront 5 voix sur 22 au total.

Conclusion. La loi dite Pécresse ne touche que très marginalement les étudiants. En revanche, la priorité qui lui a été accordée dans la précipitation a fait négliger les vrais problèmes, parfois graves, qu'ils rencontrent : logement, bourses, suivi personnalisé des études, aide à l'orientation. C'est sur ces points que le SGEN-CFDT est solidaire de leurs revendications.

 

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