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Université Toulouse II-Le Mirail


Uniti, un projet ambitieux et transformant pour le site toulousain

« Je comprends les interrogations suscitées par le projet d'idex Uniti, un projet ambitieux et transformant pour le site toulousain mais les inquiétudes exprimées sont largement infondées », tient à réaffirmer Gilbert Casamatta, président du PRES Université de Toulouse. C'est pourquoi une série de rencontres sont actuellement organisées dans les établissements pour détailler le projet.

« La réussite de l'Université de Toulouse aux idex nous a offert une chance unique de nous voir enfin reconnus au vrai rang qui correspond à l’ensemble que nous formons. Ce projet dessine, pour les générations futures, un service public de l’enseignement supérieur ambitieux et attractif pour ses étudiants, ses chercheurs, ses enseignants-chercheurs et l'ensemble de ses personnels », poursuit-il.

Gilbert Casamatta rappelle que le projet toulousain a reçu l'adhésion totale des partenaires institutionnels et des collectivités territoriales, quelle que soit leur appartenance politique, ainsi que le soutien des entreprises.

Une force scientifique encore méconnue

Selon les analyses bibliométriques indépendantes, le quart des chercheurs et enseignants-chercheurs du site toulousain se classent dans les 10 %  des meilleurs publiants mondiaux.
De très bons résultats qui pourtant sont encore méconnus tant au niveau national qu'au niveau international. « Ce potentiel de recherche est sous-exploité et ne donne pas au site toulousain l'attractivité qu'il mérite », analyse Gilbert Casamatta.

Il poursuit : « Nous avons un potentiel scientifique de premier plan qui permet à Toulouse de revendiquer un rôle d'université de rang mondial. Or, il faut bien reconnaître que nous n’avons pas, à ce jour, la place à laquelle nous  pouvons légitimement prétendre. Il faut donc bien faire évoluer les choses si nous voulons atteindre cet objectif, pour le plus grand bénéfice de nos étudiants et de nos chercheurs. Notre dossier, par la gouvernance qu’il propose et avec ses projets pédagogiques et scientifiques a convaincu le jury que l’Université de Toulouse peut intégrer le peloton de tête des Universités Européennes ».

Pour le président du PRES, l'initiative d'excellence met donc bien à portée de mains cet objectif d'université à vocation mondiale. Le projet Uniti se décline aussi bien en recherche qu'en formation, en passant par les partenariats et les relations internationales. « L’originalité de notre projet est de ne rien figer à une date t. Quel que soit le domaine (formation ou recherche), le périmètre d'excellence sera dynamique et évolutif.. L'excellence doit bénéficier à tous et avoir un véritable effet d'entraînement vers le haut », affirme, avec force, Gilbert Casamatta.

Des moyens supplémentaires pour faciliter le travail de recherche

Cinq programmes sont déclinés dans le projet toulousain pour favoriser l'excellence de la recherche. Ils bénéficieront d'un budget annuel de 25 millions d'euros issus des fonds idex. L'objectif est de renforcer les laboratoires d'excellence déjà existants, notamment les labex, mais aussi de créer les conditions d’émergence de nouveaux labex. « Un dispositif d'évaluation aux meilleurs standards européens permettra de détecter les projets qui s'essoufflent et de labelliser de nouveaux projets émergents », détaille Gilbert Casamatta.

Le projet Uniti veut également offrir un environnement de travail exceptionnel aux chercheurs par la mise en place de chaires et de financement d'équipements remarquables. Le but est d’attirer à Toulouse les meilleurs étudiants et les meilleurs chercheurs qu'ils soient locaux, nationaux ou internationaux. Enfin, pour améliorer les retombées de la recherche dans le tissu industriel régional, des actions spécifiques viseront à un meilleur adossement de la recherche académique avec les trois pôles de compétitivité (Aerospace valley, Cancer Bio Santé et Agrimip innovation) de manière à créer les conditions d’un développement harmonieux entre la recherche amont et la R&D.

Une orientation plus large et plus efficace des formations

En matière de formation, l'idex vise à diversifier l’offre en l’intégrant dans une véritable vision globale au niveau de l’ensemble du site. Il y aura, en outre, la recherche d’une forte mise en  synergie des programmes proposés par les établissements. D'où la transformation des universités en collèges et le regroupement des Grandes Ecoles d’Ingénieurs dans un collège unique. « Chaque collège aura un fonctionnement extrêmement voisin d'une université publique autonome, telle qu'elle existe aujourd'hui », explique Gilbert Casamatta.

La création de parcours étoilés, proposée dans le dossier Uniti, vise à offrir une alternative aux classes préparatoires et aux filières sélectives habituelles. Ces cursus renforcés offriront une sélectivité progressive, sans exclusion, ni échec, garantie par l'existence de passerelles entre les filières. Le projet Uniti veut également décloisonner les parcours de formation.

Chaque étudiant, qu'il choisisse ou non un parcours étoilé, bénéficiera d'une orientation plus efficace, avec des choix plus larges, permettant ainsi d'éviter les parcours d'échec. Autre ambition portée dans le dossier toulousain : la transversalité pluri-disciplinaire et l'acquisition de doubles compétences, avec l’instauration de parcours « majeure/mineure », clés pour donner plus d’atouts à nos diplômés dans l'accès à une insertion professionnelle réussie.

Enfin, le projet prévoit de renforcer les liens entre les écoles et les universités en s'alignant sur les bonnes pratiques des uns et des autres. Pour cela, l'Université de Toulouse mettra en place des certifications pour inscrire ses formations dans une démarche d’amélioration continue.

Une gouvernance prenant en compte l'ensemble des partenaires

Pour répondre à ces enjeux, le site toulousain doit se structurer. Partant du constat qu'il est impossible de créer une université monolithique de 100 000 étudiants, rassemblant des partenaires aux statuts différents, l'Université de Toulouse a fait le choix de la fédération, avant d’envisager, éventuellement ou sous certaines conditions une fusion. Très rapidement le PRES deviendra  l’ « Université de Toulouse » et prendra un statut de grand établissement se qui lui permettra de disposer de son propre personnel.

Les établissements garderont leurs statuts actuels et se fédéreront autour de l’Université de Toulouse au moyen d’un Pacte Commun, véritable charte des « bonnes pratiques » de la fédération.  En optant pour cette structuration, le projet Uniti ne choisit pas un statut dérogatoire à la loi LRU mais un statut permettant de rassembler l'ensemble des acteurs autour de pratiques communes , quelle que soit la tutelle des établissements ou leur statut juridique (organismes de recherche par exemple).

Le grand établissement prendra en charge des missions spécifiques et ciblées : il gérera le périmètre d'excellence (les fonds IDEX), la subsidiarité (c'est-à-dire les compétences mutualisées ou dévolues par les collèges) et la transversalité (les diplômes multi-établissements). L'Université de Toulouse devient ainsi un outil d’impulsion et d'arbitrage.

Les collèges restent des universités publiques autonomes, c'est-à-dire inscrivent les étudiants et délivrent les diplômes. Des règles claires détaillant les responsabilités, les droits et les devoirs de chacun seront définies dans le « pacte » et dans les statuts du Grand Etablissement. Si les grands principes de ce qui doit fédérer nos établissements sont déjà au cœur de notre projet et ont été validés par le jury, les statuts, en revanche, restent à construire. Ils feront l’objet d’une réflexion collective entre les établissements, après les élections universitaires du printemps 2012.

Dates :
Créé le 5 mars 2012

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