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Colloque de la SEAC. Narrative democracy in 20th and 21st Century British literature and visual arts

Publié le 5 juillet 2017 Mis à jour le 24 septembre 2018
du 18 octobre 2018 au 19 octobre 2018

Colloque international organisé par le laboratoire CAS

La SEAC, Société d’Études Anglaises Contemporaines, est une société savante affiliée à la SAES (Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur) qui rassemble les chercheurs français travaillant dans le domaine de la littérature et des arts britanniques des XXe et XXIe siècles. Le colloque 2018 se penchera sur la pertinence de la notion éthique et esthétique de « démocratie narrative » dans la littérature et les arts visuels britanniques des XXe et XXIe siècles. Ce thème a été retenu par le Bureau de la SEAC en raison des nombreux échos qu’il présente avec l’axe 3 du CAS, « Construction(s) de l’individu et du collectif », et plus particulièrement avec l’un des programmes de cet axe, « Constructions de la démocratie », ainsi qu’avec la thématique de recherche du séminaire ARTLab (Atelier de Recherche Toulousain sur la Littérature et les Arts Britanniques), « Stratégies de l’intime : objets, enjeux, politiques ». Le concept de « démocratie narrative » devient aujourd’hui un concept récurrent dans le champ des études littéraires et philosophiques. Le conflit rend la démocratie possible, qui est alors toujours côtoiement et conflit, comme le rappelle Marielle Macé dans Styles. Critique de nos formes de vie (2016). On pourra ainsi réfléchir au conflit comme dimension particulière de la démocratie narrative dans le cadre de l’esthétique littéraire et de ses régimes stylistiques. Ce colloque se propose d’interroger avant tout deux aspects propres à la démocratie narrative : ses potentialités et significations formelles et esthétiques, ainsi que sa pertinence en tant qu’outil critique de la littérature et des arts visuels britanniques. On pourra s’intéresser à plusieurs évolutions du roman britannique, qu’il s’agisse du roman moderniste, de sa teneur prétendument apolitique mais de l’individuation toujours démocratique à l’œuvre néanmoins dans ses bouleversements des codes narratifs (pour Anthony Giddens, dans The Transformation of Intimacy. Sexuality, Love and Eroticism in Modern Societies [1992], la possibilité de l’intime, c’est la promesse de la démocratie) ; de la colère du roman réaliste ou postréaliste et de son désir de rebâtir un roman plus démocratique et moins élitiste ; des jeux formels postmodernistes comme la possible synthèse d’un élitisme intellectuel et d’une démocratie alors plus formelle ; des significations démocratiques du retour à l’humanisme souvent présent dans le roman contemporain. 
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