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Université Toulouse - Jean Jaurès


LM00904V - Questions de synthèse 2

Accessible en Service d'Enseignement à Distance
Semestre Premier semestre
Crédits ECTS 3
Volume horaire 25

Responsables

Véronique Adam - Fabienne Bercegol - Florence Bouchet - Jean-Yves Laurichesse - Thomas Verjans

Contenu

Au choix :
  • De l’auctor médiéval à la mort de l’auteur (Véronique Adam - Fabienne Bercegol - Florence Bouchet - Jean-Yves Laurichesse)
    L’histoire de la littérature est jalonnée de noms d’auteurs, producteurs d’œuvres. Cependant, l’auteur est une fausse évidence : sa représentation, sa situation sociale, morale, économique et juridique ont fortement varié du Moyen Âge à nos jours et ont suscité de multiples définitions critiques, qui engagent aussi le statut du texte et la relation du lecteur à l’auteur via l’œuvre.
    Au Moyen Age, l’auteur, souvent anonyme, n’est pas considéré comme un créateur mais comme un "trouveur", qui peut dépendre d’un prince commanditaire ou se réclamer d’auctores (latins) antérieurs. Jusqu’au XIIe siècle, l’oralité domine la culture médiévale ; au XIIIe s. l’escrivain n’est encore que le copiste du texte manuscrit. Cependant, à mesure que se construit la littérature écrite en langue vernaculaire, des stratégies d’"autorisation" se mettent en place, en sorte qu’aux XIVe-XVe siècles émerge un Parnasse d’auteurs reconnus.
    Entre XVIe et XVIIIe siècles, l’homme de lettres s’approprie peu à peu son œuvre en conquérant d’abord son autonomie par rapport aux auteurs qui l’ont précédé (le traducteur devient un homme de lettres au sens plein du terme), mais aussi par rapport aux éditeurs et au pouvoir en place : il tente de se donner une autorité, d’obtenir la propriété de son œuvre, malgré les contraintes imposées par certains mécènes privés ou institutionnels. L’émergence d’un public et d’un lectorat au sens presque moderne du terme, "libère" sa création mais la régule également : par un effet en retour ce public tend, à son tour, à devenir l’instance directrice de ladite création.
    Le XIXe siècle marque l’apogée dans le culte de l’écrivain volontiers sacralisé et donné en modèle. La critique dominante, d’inspiration biographique, fait de lui la clé de la compréhension de l’œuvre, mais s’amorce dès la seconde moitié du siècle une remise en cause de ce statut qui culminera dans les années 1960 avec la proclamation de la "mort de l’auteur". Celui-ci, politiquement suspect parce que "bourgeois", est alors évacué au profit du seul "texte" dont il s’agit d’étudier les "structures".
    Cependant, le reflux des grands systèmes idéologiques à partir des années 1980 redonne à la figure de l’auteur une certaine actualité, malgré la perte d’influence de la littérature, en tant qu’image socialement construite.
     
  • L’individu parlant (Thomas Verjans)
    L’individu parlant est naturellement au cœur de l’étude aussi bien que de la pratique linguistique. Pour autant, le statut qui lui a été accordé a connu de profondes variations, tant dans la théorisation linguistique que dans la manière de prendre en considération son rôle dans l’usage de la langue et dans l’évolution de celle-ci. C’est donc à réfléchir au statut qu’il convient de lui accorder et aux résultats qui peuvent découler d’une plus grande prise en considération de sa pratique et de ses idées sur la langue que sera consacré ce cours. On envisagera la notion d’individu parlant à partir des axes suivants:
    -La place de l’individu parlant dans les modèles linguistiques
    -L’individu parlant et la pratique individuelle de la langue
    -L’individu parlant et la variation langagière
    -L’individu parlant et le changement linguistique
    -Individu parlant et linguistique populaire

Attention: le programme pour les étudiants du SED repose uniquement sur
"De l’auctor médiéval à la mort de l’auteur"

Appartient à

Bibliographie

Pour connaître les oeuvres au programme, consulter:

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