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Université Toulouse - Jean Jaurès


Politique internationale

Le monde universitaire connaît un bouleversement profond, de nouvelles universités émergent, en particulier en Asie, et les classements internationaux sont de plus en plus consultés. Négliger ce processus serait inconséquent. Or, l’Université Toulouse – Jean Jaurès dispose de solides atouts à l’international, elle doit mieux les mettre en valeur afin de s’inscrire dans des réseaux dynamiques et de qualité.
L’université de demain doit donc être internationale, non seulement pour bien figurer dans les classements, mais aussi pour stimuler ses initiatives en recherche et formation, et surtout pour répondre à une demande de plus en plus forte, et légitime, des étudiants. Des moyens importants doivent donc être mobilisés dans les années qui viennent et les synergies avec la COMUE (Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées) parfaitement exploitées.

Une stratégie claire et offensive en matière de relations internationales

Notre stratégie vise à intensifier nos actions dans des cadres thématiques et géographiques renforçant l’attractivité et le rayonnement de l’établissement. Il s’agit de prendre en compte nos atouts spécifiques et les opportunités offertes par notre structure fédérale (COMUE). Nous devons renforcer notre position d’université de référence dans le Sud-Ouest européen et cela passe par une stratégie d’insertion dans des réseaux internationaux de haut niveau, par une ouverture accrue de nos formations à la mobilité, via le bilinguisme, et par une prospective efficace dans les nouveaux espaces (en instaurant des priorités géographiques). Cette intensification des relations internationales se fonde sur plusieurs strates :


- Les responsables politiques (présidence, vice-présidences, commission RI) qui coordonnent et animent les actions internationales. Ils présentent leur stratégie aux instances élues. La vice-présidence RI déléguée a un rôle transversal dans ce domaine, elle anime les groupes de projets et les commissions, puis elle finalise les accords interuniversitaires.

 - Les composantes - UFR, départements, Instituts (ESAV, ESPE, IPEAT…) et unités de recherche – qui mobilisent leurs ressources humaines et leurs moyens pour la mise en œuvre des actions renforçant une culture RI. Cette dernière se construits autour des réponses aux appels à projets internationaux, de l’organisation de colloques (ou autres événements de visibilité internationale comme les festivals), et de l’insertion des chercheurs étrangers. Dans chaque département, les correspondants RI accompagnent les étudiants et conseillent leurs collègues dans la conduite d’actions internationales (validation de dispositifs de mobilité, diffusion d’informations, développement de la vision internationale dans les composantes).

- Les services, totalement ou partiellement dédiés aux activités internationales : le service des Relations Internationales qui développe et assure la continuité de la politique internationale et son pôle « projets européens et internationaux » (POPEI, créé en 2015), la DIVE (pôle des étudiants étrangers), la Formation continue, le CIAM, l’Institut des Amériques…

- La politique d’internationalisation de l’université doit aussi s’inscrire dans les synergies créées par le DREI (Département Relations Européennes et Internationales de la COMUE, Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, ancien PRES). Les actions menées en mutualisation et en convergence avec l’Université fédérale portent sur l’accueil et le logement des étudiants et chercheurs étrangers, la gestion intégrée de projets eurorégionaux, la mise en œuvre d’une politique de site, le renforcement de projets avec les collectivités et une présence commune dans les nouveaux espaces dynamiques (Asie en particulier). Ainsi, notre université pourra de plus en plus s’appuyer sur la cellule Europe+ pour les projets européens de recherche et de formation, sur la Toul’Box pour l’accueil des étudiants et chercheurs étrangers, et sur les bureaux permanents ouverts à l’étranger par l’Université fédérale (Brésil, Chine, Indonésie). La Maison Universitaire Franco-Mexicaine (rattachée à la COMUE) constitue également un excellent relais de la forte présence de l’Université Toulouse – Jean Jaurès (UT2J) en Amérique latine. À cela s’ajoutent les synergies avec la politique internationale de la région Midi-Pyrénées qui offre de nombreuses bourses d’aide à la mobilité.

- L’association EIMA qui réunit plus de 500 membres étudiants et crée un lien fort entre les différentes nationalités. Elle doit offrir à terme un parrainage facilitateur pour chaque entrant dans le cadre d’un Erasmus ou d’un accord bilatéral.


Dans cet esprit, l’UT2J a défini des priorités géographiques qui correspondent à ses forces traditionnelles et à une volonté de se projeter vers de nouveaux espaces.

Priorités géographiques

La péninsule ibérique et l’Amérique latine

La péninsule ibérique et l’Amérique latine où se situe le cœur de métier traditionnel de notre université. De plus, pour cet espace, l’UT2J peut s’appuyer sur le Cadist ibérique, l’IPEAT (Institut Pluridisciplinaire pour les Etudes sur les Amériques à Toulouse), l’antenne de Madrid, les cours Mérimée-De Sebastian à Burgos, et des synergies avec la COMUE (notamment avec la Maison Universitaire Franco-Mexicaine et avec le bureau permanent de Recife).

Le Monde anglophone

Le Monde anglophone, car il existe une demande forte de la part des étudiants et cela permet d’inscrire notre université dans des réseaux d’excellence via le bilinguisme.

L’Asie

L’Asie qui offre des perspectives importantes et où l’on peut s’appuyer sur l’antenne de Kuala Lumpur et sur les bureaux permanents de la COMUE en Chine et à Jakarta. Il s’agira aussi de combler nos lacunes géographiques dans cet espace (en particulier en Inde).

Ces priorités géographiques n’excluent pas le maintien de liens forts avec le pourtour méditerranéen et certains pays d’Afrique subsaharienne avec lesquels nous échangeons depuis longtemps, ainsi qu'avec l'Europe grâce au programme Erasmus +.
L'Université a signé la charte 2014-2020.

 

 

Des actions concrètes et efficaces à court terme


Les prochaines années seront décisives pour affirmer la place de notre université dans le monde. UT2J possède plusieurs atouts dans cette perspective, en particulier grâce aux nombreuses langues qui y sont enseignées (auxquelles il faudrait en ajouter de nouvelles comme le coréen). Ces atouts doivent être mieux valorisés et très rapidement. Voici les principales actions à conduire lors des cinq prochaines années.


Développer les filières bilingues (français-espagnol ; français-anglais…) sur le modèle de la licence d’histoire et du futur Master « Histoire et patrimoine de l’aéronautique et de l’espace » car elles correspondent à une demande forte, se révèlent très stimulantes et renforcent les perspectives professionnelles des étudiants qui les suivent.

Multiplier les doubles-diplômes et débuter une politique de co-diplomation plus approfondie. Les nombreux accords que possèdent UT2J avec d’excellentes universités constituent un tremplin pour cette politique (en particulier les universités belges, suisses et scandinaves, souvent bien classées, avec lesquelles nous échangeons déjà et qui possèdent une philosophie de service public proche de la nôtre). Favoriser également les co-tutelles de thèses. 

Amplifier l’aide aux mobilités sortantes, en développant les bourses « Mirail-Mundi » créées récemment, afin d’arriver à un plus grand nombre d’étudiants sortants par rapport aux entrants (dans le cadre d’accords Erasmus ou bilatéraux). Nous sommes passés de 250 sortants à 500 sortants en quatre ans, l’idéal serait un nouveau doublement à l’issue des cinq prochaines années pour atteindre la barre des 1000 étudiants sortants chaque année.

Renforcer le pôle de soutien aux projets internationaux (POPEI), récemment créé lui aussi, en recrutant un/une native speaker (niveau ingénieur) pour promouvoir les programmes européens et accompagner le montage de projets.

Améliorer la thématique « relations internationales » du site internet de l’université en développant une vraie version trilingue avec des pages générales parfaitement rédigées dans les trois langues (français, espagnol et anglais), des actualités dans ces trois langues, et des possibilités de traduction automatique de qualité pour chaque page plus détaillée. Créer une revue en ligne trilingue (français/anglais/espagnol) en collaboration avec l’association EIMA afin d’améliorer l’accueil des étudiants étrangers et répondre à leurs questions pendant les vacances d’été grâce à un numéro spécial publié en juin qui proposerait des informations très concrètes et de multiples contacts avec les étudiants et les enseignants des différents départements.

Systématiser la production d’indicateurs internationaux à partir de ceux suggérés par l’HCERES

  • Nombre de projets européens ou internationaux avec des fonds extérieurs.
  • Nombre de diplômés ayant réalisé au moins une mobilité à l’international validée dans le cadre d’une formation de l’établissement.
  • Nombre d’étudiants inscrits dans un établissement étranger ayant obtenu 15 crédits ECTS dans l’établissement.
  • Taux de diplômés dans le cadre d’une double diplomation ou d’une formation commune à l’international /1000.
  • Nombre d’enseignants, de chercheurs et de BIATSS en mobilité/an, par matière.