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Université Toulouse - Jean Jaurès


Du Bangladesh aux bancs de la fac : le parcours d'Adoren

le 16 janvier 2017

Adoren est en 3ème année d’anglais à l'UT2J. Réfugiée politique, originaire du Bangladesh, elle a bénéficié du soutien de l’AFEV et d’un étudiant bénévole de l’UT2J, lorsqu’elle était au lycée.

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Adoren a rejoint la France en 2009 à l’âge de 15 ans.

 A la suite de tensions religieuses dans le pays, ses parents, directeur et directrice d’une école à Dacca, sont menacés et n’ont eu d’autre choix que de fuir leur pays avec leur fille unique Adoren.

 La famille rejoint l’Europe, l’Italie, puis la France.

Un choix autant de cœur que de raison. En France, ils ont pu rejoindre des amis. Et puis l’image du pays, terre d’accueil et des droits de l’homme, n’est pas non plus étrangère à ce choix.

Après six mois de français intensif, Adoren rejoint le lycée en seconde, puis c’est la première S. Il lui est difficile de concilier l’apprentissage de toutes les matières, c’est alors qu’elle bénéficie de l’aide du Centre d'accueil de demandeurs d'asile.

Elle y rencontre Adrien, étudiant en histoire à l’UT2J, et bénévole à l’AFEV, avec qui elle garde contact et qui devient l’ami de la famille. Il l’aide pour ses  devoirs, lui amène des livres, lui apprend l’Histoire de France.

Et ça paye ! Adoren obtient même un 12 en français au bac.

 Son rêve, devenir médecin ! Mais les études de médecine en français sont trop difficiles. Elle ne réussit pas son année.

 Elle choisit alors d’étudier l’anglais à l’université, langue qu’elle maîtrise déjà, comme sa langue maternelle, le bengali.

A son tour, elle devient bénévole à l’AFEV, en faisant notamment de l’accompagnement à la scolarité pour les enfants. Elle aide notamment deux petites filles, l’une turque, l’autre tunisienne, dont les parents ne parlent pas français.  

Depuis 2016, Adoren a obtenu la nationalité française, tout comme sa mère. Une grande fierté et une grande liberté. « Je me suis sentie bien en France. J’ai toujours été bien accueillie. Aujourd’hui, j’ai beaucoup plus de copines que lorsque je vivais au Bangladesh. Et puis je n’ai plus peur de sortir seule, je me sens tranquille et entourée », précise-t-elle.

En 2017, elle a encore des rêves plein la tête. Toujours dans un coin de son esprit, celui de devenir médecin, pourquoi pas en Angleterre.

Sinon, elle aime également transmettre le savoir… Alors une carrière comme enseignante ne lui déplairait pas non plus. « Je vais aussi me renseigner pour le master MEEF », conclut-elle.

Depuis plusieurs années, l’UT2J est partenaire de L’AFEV, association qui intervient dans le champ de l’éducation non-formelle. L’AFEV propose des projets d’accompagnement éducatif qui s’adressent à des enfants et des jeunes en difficulté scolaire ou sociale.

En 2016, sur 600 étudiants toulousains bénévoles à l’AFEV, 250 étaient issus de l’Université Toulouse – Jean Jaurès.

 


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UT2J - A la une 1

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