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Parure des morts et statuts des vivants au Néolithique en France

Publié le 21 décembre 2018 Mis à jour le 7 janvier 2019
le 23 janvier 2019

Prochain rdv des Mercredis de l'archéologie.

Par Maïténa Sohn
Laboratoire TRACES
 
Le monde funéraire, représentation réelle ou idéalisée de la société des vivants, est un témoin privilégié des us et coutumes des sociétés du Néolithique. Parures et ornements, entre autres, accompagnent les défunts dans la mort. S’ils nous renseignent sur les modes et codes vestimentaires de l’époque, ils livrent avant tout un discours sur le statut des individus. Hommes, femmes, enfants étaient-ils également parés ? Existait-il des « biens de prestige » réservés à des individus particuliers ? Les parures étaient-elles usagées ou fabriquées à l’occasion des funérailles ? Ces questions seront abordées à partir d’exemples issus de contextes funéraires néolithiques en France, entre 5000 et 2000 avant notre ère.

Mercredi 23 janvier | 18:30-20:00 | Gratuit | Retrait des billets

Cycle de conférences organisé par le laboratoire TRACES en partenariat avec le musée Saint-Raymond

Les Mercredis de l'archéologie : Accessoires, parures et vêtement au fil des âges

« Montre-moi ce que tu portes et je saurai qui tu es ». Ce détournement du célèbre adage de Jean-Anthelme Brillat-Savarin « Dis-moi ce que tu manges et je saurai qui tu es » illustre de manière exemplaire le rôle joué par l’ornementation corporelle dans les sociétés humaines. Au-delà du strict aspect esthétique, les éléments de parure constituent en effet des éléments de reconnaissance unique permettant de révéler le statut social de l’individu, sa position hiérarchique dans la société, son âge, son genre ou encore son appartenance à un groupe ethnique particulier. Véritable outil de communication interpersonnelle, la parure peut aussi revêtir des fonctions rituelles ou magiques à l’instar des amulettes ou autres talismans. Faisant souvent l’objet d’échanges, ces objets sont, pour les archéologues, des éléments clés pour la reconstitution des réseaux de circulation et des territoires culturels des sociétés du passé et cela dès le Paléolithique récent aux alentours de 40 000 ans. Mais au-delà de cet aspect, les objets de parure offrent aussi un prisme de lecture privilégié permettant de percevoir l’organisation symbolique et sociale des sociétés passées. Ce nouveau cycle des Mercredis de l’Archéologie sera l’occasion, pour les chercheurs de TRACES, de présenter les avancées les plus récentes sur ces questionnements depuis le Paléolithique jusqu’au Moyen Age.