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Plasticité du corps. Arts, sciences, technologies.

Publié le 2 septembre 2020 Mis à jour le 11 octobre 2021
du 9 mai 2022 au 11 mai 2022 Université Toulouse - Jean Jaurès
plasticité
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Colloque international organisé par le laboratoire LARA SEPPIA

L’humain est façonné par les techniques dont il fait l’expérience, qui révèlent la plasticité du corps, qu’elle soit biologique, sensorielle ou cognitive, et qui lui permet de s’adapter à l’environnement que l’homme modèle à son tour par énaction [Varela]. Les techniques ne sont pas seulement des modes de production, mais elles constituent aussi des modes de perception [Couchot] qui trouve leur source dans l’expérience subjective du corps propre vécu de l’intérieur, corps sensible et sentant [Husserl, Merleau-Ponty]. Les technologies contemporaines nous amènent d’un point de vue phénoménologique, et sous l’angle des sciences de la cognition, à une prise de conscience renouvelée de notre corps par l’action [Berthoz]. Il y a un véritable apprentissage du monde par le corps et la confrontation aux technologies contemporaines (instantanéité, téléprésence, ubiquité, mobilité, immersion, réticularité...) renouvelle le rapport à la corporéité.

Comment le corps s’adapte-t-il au milieu et choisit-il de nouveaux modes de fonctionnement après un processus d’intériorisation, de recherche et d’expérimentation ?

Comment la vicariance, qui permet de sortir de son environnement, de ses mécanismes, des normes établies, relève-t-elle de la création, de l’invention et de l’innovation ? Ces questions peuvent être renouvelées aujourd’hui à l’aune du contexte sanitaire actuel lié au COVID.

Il s’agit aussi de mener une recherche sur les modalités d’exercice de l’interdisciplinarité et de la transdisciplinarité en articulant arts, sciences et technologies. L’objectif est de faire dialoguer les disciplines scientifiques, de croiser les analyses, les démarches et les méthodes de chacune d’entre elles, dans la perspective de se saisir de la question de la plasticité du corps à l’ère des technologies contemporaines. La pensée reliante, au sens d’Edgar Morin, se construit ainsi dans l’articulation des savoirs de façon dialogique, révélant les relations complémentaires entre des notions apparemment antagonistes. Elle s’intègre dans une pensée complexe, permet de lier le local et le global, et aborde l’homme de façon systémique. Elle aussi peut permettre d’analyser la relation intime entre plasticité et complexité.
Contact :
C. Hoffmann