AN00113V - Adossement séminaire de recherche

Accessible en Formation à distance
Semestre Second semestre
Crédits ECTS 3
Volume horaire total 25

Langue(s) d'enseignement

Anglais, Français

Responsables

Héliane VENTURA

Pré-requis

 Validation de l’année de M1 « Etudes anglophones » ou assimilée

Contenu

Le cours est divisé en trois modules obligatoires :

Modules 1 et 2:Theories of Adaptation and Practices of Rewriting

Enseignantes : Héliane Ventura et Helen Goethals

On this course the traditional divisions of literature according to genres, periods, or places will be replaced by the single concept of literary evolution. Following M. Bakhtin who, in The Dialogic Imagination defined the novel as a developing genre encompassing a wide spectrum of stylistic adaptations,literature is no longer to be envisaged as a series of distinct discursive practices, which can be broken down in separate entities such as drama, or poetry, or fiction, but as a continuum involving the constant renewal of literary styles and the anachronic resurgence of latent images and surviving motifs. By recontextualizing andtranscoding an original plot into a new scenario, writers ensure the continuing adaptation of canonical works and their reemergence into new forms of popular or high culture.

Bakhtin’s concept of developing genre and Warburg’s idea of the survival of images to literary adaptation will be pursued through the study of two contemporary versions of canonical works: Margaret Atwood’s rewriting of The Tempest in Hag-Seed and Derek Walcott’s revisiting of Homer in Omeros.

Classwork, both theoretical and practical, will be related to research events held on campus. Among the events already planned are a session taught by Linda Hutcheon from the University of Toronto, and a conference on the transnational rewriting of The Tempest (including a Sardinian filmic adaptation) in the mode of the prequel and the sequel

Module 3 : Écrire l'histoire des mouvements sociaux : sources, méthodes et enjeux
épistémologiques

Enseignante : Anne Stefani

     Ce séminaire propose de réfléchir aux enjeux théoriques et méthodologiques de la
recherche en histoire et en civilisation contemporaines des États-Unis, à partir de

     deux exemples : l'histoire des mouvements pour les droits civiques des années 60-70 et celle des mouvements féministes dits de la "deuxième vague". Il s'agira de réfléchir à la révolution épistémologique provoquée par les mouvements sociaux du 20e siècle (remise en question de l'histoire dominante centrée sur les élites, montée en puissance de l'histoire dite "populaire", par le bas, centrée sur les catégories de population ignorées par les chercheurs jusqu'aux années 70). Ce séminaire propose
d'étudier l'impact profond et durable de ces mouvements sur la recherche en sciences sociales, et de réfléchir à la place des universitaires dans les débats sociétaux de leur époque.

Une difficulté majeure qui se pose à l'historien-ne des mouvements sociaux est la question de l'objectivité scientifique. Difficulté renforcée par le fait que de nombreux militants des mouvements étudiés, toujours vivants, non seulement poursuivent leur action militante mais contribuent également à l'écriture de leur propre histoire, contestant souvent les interprétations des chercheurs. La problématique se pose avec d'autant plus d'acuité aux américanistes français-es que les pratiques universitaires diffèrent sensiblement des deux côtés de l'Atlantique. Si, en effet, la tradition universitaire française est marquée par une exigence de neutralité scientifique et de distanciation politique vis-à-vis de tout objet d'étude, l'inverse s'applique aux États-Unis, notamment en histoire des minorités. L'essor de la sous-discipline "histoire publique", affirmant la responsabilité morale de l'historien-ne de s'engager dans la lutte pour la justice sociale, en témoigne. La question-clé de ce séminaire sera donc de déterminer s'il est possible d'écrire une histoire "objective" d'un mouvement social. La réflexion s'articulera plus particulièrement autour des axes suivants : 1. le double statut militant/chercheur de la plupart des historien-nesétats-unien-es des mouvements sociaux, et les différences entre les pratiques universitaires françaises et états-uniennes, 2. la question des sources et de la tension entre objectivité et subjectivité dans la recherche en sciences sociales (quid du mode (auto)-biographique, de l’histoire orale, des sources privées/intimes, des sources artistiques, visuelles, etc. ?), 3. L'articulation parfois problématique entre les guerres culturelles qui divisent la société américaine et les guerres historiographiques qui divisent les chercheurs, notamment en périodes de crises sociales.

Bibliographie

Modules 1 et 2:Theories of Adaptation and Practices of Rewriting

sources primaires : ouvrages obligatoires

Atwood Margaret, Hag-Seed, London: Vintage, 2016.

WALCOTT Derek, Omeros,New York: Farrar, Straus & Giroux, 1992.

Pour les sources secondaires, voir la page IRIS qui correspond à cette UE. 
 

Module 3 : Écrire l'histoire des mouvements sociaux : sources, méthodes et enjeux épistémologiques

Dayton, Cornelia H., and Lisa Levenstein. “The Big Tent of US Women’s and Gender History: A State of the Field.” Journal of Southern History, vol. 99, no. 3, 2012, p. 793-817.

Joseph, Peniel E. “The Black Power Movement: A State of the Field”. Journal of American History,96-3 (December 2009) : 751-776.

Thébaud, Françoise. Écrire l’histoire des femmes et du genre. Paris: ENS Éditions, 2007.

Theoharis, Jeanne. A More Beautiful and Terrible History: The Uses and Misuses of Civil Rights History. Boston: Beacon Press, 2018

Contrôles des connaissances