ANB2APLV - Anglais philosophique : préparation au niveau B2A

Accessible en Formation à distance
Semestre Premier semestre
Crédits ECTS 3
Volume horaire total 25

Langue(s) d'enseignement

Anglais

Responsables

Philippe Birgy

Contenu

Enseignement de langue anglaise s’appuyant sur des corpus philosophiques dans la langue originale. Les œuvres ou extraits choisis seront l'occasion d'améliorer la compréhension et la production écrite des étudiants, qui seront incités à rédiger eux-mêmes leurs réflexions dans la langue étudiée. Ils serviront également de base au perfectionnement de la compréhension et de l'expression orales.

« Culture populaire et pop philosophie : punk et post punk en Grande-Bretagne »

L’objet du cours sera le punk et le post-punk anglais, avec toutes les interrogations que cette séquence d’événements suscite (notamment l’anxiété d’une influence extérieure qui mettrait en cause sa singularité : et s’il n’était que l’ombre portée d’un précédent américain ?). Nous mobiliserons les ressources de la philosophie et des « cultural studies » de langue anglaise, de Jameson à Grossman, Hebdige et Frith pour considérer cet épisode de l’histoire des musiques populaires en Grande-Bretagne de 1976 à 1986, soit du premier enregistrement des Sex Pistols à la chute du mur de Berlin.

Au plan de la méthode, nous verrons comment une réflexion philosophique peut s’engager à propos de ce type d’objet qui, dans une optique adornienne, aurait été laissé pour compte ou jugé indigne de la réflexion, un objet dont la composition approximative ne se prêtait pas à l’exercice de la réflexion philosophique car il était tout entier assujetti aux fonctions de l’idéologie. La réflexion critique qui les aborde doit-elle les tenir dans le soupçon, condescendre à se pencher sur leur cas, ou même s’y absorber au risque d’une dégradation ? On connaît le problème de la philosophie dans son rapport avec l’exemple et plus précisément la façon dont elle tend à l’évacuer une fois qu’il a rempli son office. Mais en quoi consisterait alors une "pop philosophie" qui resterait auprès de son objet et qui, pour autant, ne serait pas seulement une reprise des gender studies, des subaltern studies, des cultural studies, etc… ? La question restera ouverte.

Précision sur le cadre théorique : on assiste à partir des années 1920 à  l’édification graduelle d’une nouvelle discipline, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Au cours des années soixante, elle recevra le nom de Cultural Studies lors de son institutionnalisation à Birmingham, dans le Center for Contemporary Cultural Studies. D’orientation marxiste (Lukacs, Gramsci), cette discipline prend appui sur la sociologie urbaine de l’école de Chicago, et entretient des rapports fondamentaux  avec les études postcoloniales dans les années soixante et soixante-dix. Ces dernières en prolongeront l’initiative vers une forme d’archéologie des histoires minoritaires, tandis que le cours des études de culture sera dévié par l’impact de la pensée française (Lyotard, Derrida, Barthes, Foucault, Deleuze et De Certeau). Ainsi, cette discipline en viendra à s’approfondir en se consacrant à l’examen des systèmes de signes.

Dès lors, elle se caractérisera par l’attention portée à la vie de tous les jours et à l’appréhension des produits et des pratiques culturelles populaires (l’exacte implication de ce dernier terme étant elle-même contestée). Ces objets seront envisagés non plus comme les résultants d’une détermination sociale mais comme des formations culturelles (Grossberg), valorisant l’agentivité des participants, leur auto-détermination collective dans un processus de co-construction. Dans une telle optique, ne prédominent ni un objet esthétique défini dans son intégrité première, ni une réception strictement créative dans le sens où elle s’affranchirait de toute condition d’exercice.

Bibliographie

Les documents de références seront disponibles sur l’ENT et à cette adresse : http://philippe.birgy.free.fr/

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