LM0A905V - Littérature et cinéma

Semestre Premier semestre
Crédits ECTS 3
Volume horaire total 25

Responsables

Vivien Matisson & Philippe Ragel

Contenu

L’adaptation en question
  • Vivien Matisson
    Jean Renoir retrouve dans le naturalisme ce qu’il nomme "une espèce d’horreur tragique" qui décrit l’homme moderne aux prises avec "cette force indescriptible qui nous entraîne". Cette conscience d’une menace individuelle mais aussi collective (fascination pour la technique et la machinerie de La Bête humaine qui s’étend à la peur d’une montée de l’hitlérisme) ne se dégage pas d’une attention à la féérie du quotidien, et au surgissement de la beauté qui fonde ce que certains ont appelé le "réalisme poétique". Nous interrogerons ainsi la problématique de l’adaptation depuis Nana en 1926 à La Bête humaine en 1938, en confrontant pensée du roman et langage cinématographique, pour tenter de cerner celui qui a inspiré par sa modernité les audaces de La Nouvelle Vague.
     
  • Philippe Ragel
    Il y aurait un complexe d’infériorité du cinéma, d’origine roturière et tardive, à l’égard de la littérature si ancienne, si noble, si suggestive. En effet, certains littéraires se méfient de l’image optique car ils n’acceptent pas volontiers qu’une image concrète vienne interrompre les efforts de l’écrivain et altérer l’immense royaume imaginaire indéterminé par son texte. À leurs yeux, l’adaptation des œuvres littéraires désintégrerait l’aura (W. Benjamin) d’inapproché ou d’exclusivité  du texte parce qu’elle en délivrerait un certificat de présence.
    Nous proposons de questionner ce présupposé à la faveur de trois adaptations cinématographiques d’origine culturelle, de style et d’époques différents : Ossessione, Le soleil même la nuit et Les Liaisons dangereuses.

Bibliographie

Consulter la brochure "Master Lettres" pour connaître les oeuvres au programme...

Contrôles des connaissances