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Université Toulouse - Jean Jaurès


Equipe d'accueil

Il Laboratorio

EA 4590

Adresse :
Université de Toulouse - Jean Jaurès / Maison de la Recherche / 5, allées Antonio-Machado
31058 TOULOUSE Cedex 9
Annuaire de l'équipe
Mél :
jlnutm@orange.fr
Sur Internet :
http://laboratorio.univ-tlse2.fr
Téléphone :
+33 5 61 50 36 75
Structure(s) de rattachement :
Université Toulouse - Jean Jaurès (UT2J)
UFR de Langues, Littératures et Civilisations Étrangères (LLCE)
Logo Il Laboratorio

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Organisation

Directeur : Jean-Luc NARDONE
Directrice adjointe : Margherita ORSINO

 

Composition de l'équipe  :

  • Membres permanents de l'équipe  :
    • Enseignants-chercheurs : 4 professeur, 5 maîtres de conférences, 1 PRAG, 1 PAST
    • ITA/ITARF : 1
  • Membres associés :
    • 10 professeurs invités, 1 ATER, 6 docteurs, 1 PRAG
    • 7 doctorants


Thématique générale :

IL LABORATORIO est une équipe centrée sur les «Pratiques et enjeux de l’édition italienne» dans la définition d’une politique scientifique visant à mettre en perspective ces pratiques et enjeux dans un cadre international et diachronique. L’«italianité» ne se limite pas à constater et à étudier l'existence d'une Italie linguistique bien plus vaste que l'Italie politique, mais elle implique aussi la prise en compte du rôle de médiation culturelle longtemps joué par la langue italienne.

Axe(s) de recherche

  • Axe 1 Continuité et discontinuités littéraires : XVI-XVIII siècles
(Cécile BERGER, Dominique FRATANI, Jean-Luc NARDONE, Alessandra VILLA)

Si pendant longtemps le XVII siècle italien avait paru n’être qu’un siècle de transition entre XVI et XVIII, les recherches de la seconde moitié du XX siècle ont bien montré que l’âge baroque avait tout à la fois épuisé certains des canons du XVI mais aussi semé, fait germer et croître nombre de renversements esthétiques, scientifiques et sociaux qui fleurissent pleinement au XVIII siècle. Évidemment le XVI siècle voit triompher l’édition italienne : Aldo Manuzio, qui s’éteint à l’orée du siècle (1515) laisse à ses héritiers une entreprise prospère qui, pour concurrencée qu’elle soit par la suite en Italie puis en Europe, n’en stigmatise pas moins la naissance d’une nouvelle société du livre. L’édition bembienne de Pétrarque (1501) puis des Asolani (1505) chez Manuzio, puis des Prose (1525) fixe les canons de la langue vernaculaire, et ouvre la voie des grandes littératures nationales d’Europe des siècles suivants. Ailleurs, dans le domaine théâtral notamment, il est légitime de considérer le XVII siècle comme un espace temporel s’inscrivant pleinement dans la problématique de continuité-discontinuité puisqu’il s’agit d’un siècle d’échanges (intellectuels, géographiques, littéraires) en forme de laboratoire dramaturgique et théorique qui puise dans le XVI siècle tout en semant les jalons du XVIII théâtral : des comédiens dramaturges italiens dell’Arte (tels que Giovan Battista Andreini) appuient leurs éditions d'œuvres éminemment hybrides, en rupture avec une définition précise des genres, tant sur des éditeurs français (De La Vigne) qu'italiens et l’essor de la réflexion théorique sur la pratique théâtrale fleurit tant en France qu’en Italie au XVIII (Réforme goldonienne, Diderot).
On l’aura compris, les siècles de la Renaissance et de l’âge baroque et moderne sont par antonomase le ferment d’œuvres de rupture dans toutes les acceptions que l’on a définies. Aussi les travaux de notre axe chercheront-ils à démontrer le rôle spécifique qu’ont joué l’édition et la circulation des textes dans la production de ruptures dont on s’attachera à souligner les figures et les œuvres les plus significatives au cours du plan quinquennal.
 
  • Axe 2 Relations Italie-France Renaissance-Âge classique : intégration ou rupture ?
(Olivier GUERRIER, Fanny NEPOTE)

Ce projet prend acte, d’un point de vue historique, de l’évidente porosité qui se maintient entre France et Italie après 1515, puis pendant tout l’Âge classique. Il s’agira d’interroger ces relations sous un angle problématique, en prenant la mesure de l’impact de ces cultures vernaculaires en voie d’élaboration l’une sur l’autre : en ce sens on réfléchira à l’identification et aux modalités spécifiques de gestion des ruptures et des continuités par rapport au modèle médiéval, telles qu’elles se traduisent dans les œuvres, ainsi qu’à leur circulation entre l’Italie et la France. L’avènement de la Renaissance française, avec François Ier, consiste-t-elle en une pure intégration, une instrumentalisation du modèle italien, ou ce dernier conserve-t-il une force spécifique de rupture ou de résistance à l’intérieur de la culture française ? Au-delà de l’italianisme à la mode sous les régences de Marie de Médicis et Anne d’Autriche quelle place la culture classique lui accorde-t-elle ? On cherchera aussi à interroger la présence d’une influence culturelle française en Italie, en particulier dans les correspondances académiques, de la république des Lettres, et des cercles mondains.
Les travaux de recherche propres aux responsables (réception du patrimoine antique via l’œuvre de Plutarque, questions de la fiction et des relations entre littérature et savoirs dans l’humanisme et à l’âge classique, rôle de Toulouse dans la République des Lettres, question des «marges du Classicisme») s’articuleront naturellement avec le projet.

  • Axe 3 Opera contro : l'œuvre de rupture contemporaine
(Antonella CAPRA, Jean NIMIS, Margherita ORSINO)

Dans la continuité des manifestations sur la néo-avant-garde italienne, organisées en 2013, et en ayant à l'esprit la prochaine échéance du centenaire de la Première Guerre mondiale et du cinquantenaire de mai 68, nous souhaitons nous pencher sur un phénomène, voire un concept, que nous avons intitulé «opera contro» en écho au fameux film de Francesco Rosi, film culte pour toute une génération engagée. Nous considérons par là l’«œuvre de rupture» entendue à la fois comme œuvre d’avant-garde (qui rompt avec l’esthétique préexistante) mais aussi comme œuvre qui a vocation à dénoncer, bannir, renverser, s’opposer à un statu quo, un aspect de la culture ou de la société voire tout un système sociopolitique.
La question de la relation entre la littérature, et plus généralement «les arts», et l’engagement se pose en effet pour tout le XX siècle (à commencer par la période des avant-gardes dites «historiques» dans le contexte de la Première Guerre mondiale par exemple) et passe ensuite par les polémiques et conflits internes à la néo-avant-garde lors des événements de mai 68. C’est aussi un sujet transversal, dont les problématiques sont complexes et nombreuses et touchent notamment la question de l'expérimentalisme et, en amont, du langage. C'est enfin une question toujours actuelle si l’on considère l’œuvre non comme un produit «fini» et détaché de toute autre entité, mais comme une œuvre «ouverte» en interaction avec le lecteur/public et plus généralement les lieux, cultures, arts, histoire : en bref ce qu’on pourrait résumer par «réalités individuelles et collectives». Dans cet esprit, une attention particulière sera réservée à l’édition et à la réception de ces œuvres à la fois «contre» et «en marge» de la culture dominante.

Formations

L'équipe du Laboratorio est très nettement impliquée dans les filières Master et doctorat. Les séminaires de l'équipe sont proposés dans les modules de ces filières et peuent être validés dans le cursus.
En outre, les travaux de l'équipe sur les inédits théâtraux sont régulièrement mis au service des enseignements modulaires consacrésau théâtre dès le niveau L2 et constituent une base de travail pour la troupe I Chiassossi, constituée d'étudiants et dirigée par une enseignant de la section.
Enfin, la revue line@editoriale offre régulièrement des stages au sein des Presses Universitairea aux étudiants issus du Master Pro en ligne Proscenio, en collaboration avec l'Université de Gênes, consacré à la traduction et aux nouvelles technologies.

Publications

Publications:
Revue en ligne line@editoriale

Revue Scena aperta et Revue Collection de l'écrit

Collection "Nouvelles scènes. Italien" : Presses universitaires du Mirail

Collection "Interlangues. Textes" : Presses universitaires du Mirail

Les actes des colloques et journées d'études sont publiés dans la revue de "l'É.C.R.I.T." Le numéro 8 (octobre 2004) est consacré à La Poésie italienne et la Grande Guerre (articles recueillis par M. Orsino-Alcacer)

 

Partenariats

Il Laboratorio collabore avec l'Istituto Italiano di Cultura de Marseille, notamment dans le cadre de l'organisation de colloques et de journées d'étude.

Des conventions ERASMUS sont établies avec des universités italiennes, à Cagliari, Ferrara, Genova, Messina, Perugia, Roma, Sassari, Torino et Verona.

L'équipe participe au projet L’édition italienne dans l’espace francophone à la première modernité avec Chiara Lastraioli. Ce programme vise à fédérer les recherches sur la production, la diffusion et la conservation des livres italiens au nord des Alpes, un patrimoine indispensable à l’essor de l’Humanisme et de la Renaissance dans l’Europe continentale. Le projet développe notamment la base biographique EDITEF, (répertoire des «gens du livre» ayant permis la diffusion du livre italien dans les régions francophones) et la base COLLECT-IT (consacrée aux principales collections de livres italiens de l’Ancien Régime). Il Laboratorio est également partenaire du Réseau européen de l’International Plutarch Society

Collaboration avec le CADIST d'Italien (Centre d'Acquisition et de Diffusion de l'Information Scientifique et Technique de Grenoble)

Outre les invitations de personnalités, les co-tutelles avec l'École Normale Supérieure de Pise et avec l'Université de Gênes (Master Proscenio, Facoltà di Lingue e Letterature Straniere  de l'Université de Gênes), en liaison avec l'équipe F@rum), la constitution d'un Comité Scientifique concentré pour la revue en ligne Line@editoriale, les réalisations les plus récentes en matière de coopération internationale sont l'accord passé avec les équipes de recherche de l'Université de la Manouba et l'accord tripartite avec l'Université de Séville (Espagne) et l'UPS de Pérouse (Italie).

L'équipe travaille en collaboration avec l'Institut de Recherche Pluridisciplinaire Arts, Lettres, Langues (IRPALL) de l'Université de Toulouse II-Jean Jaurès, dont Jean-Luc Nardone dirige l'un des axes ; un autre axe, portant sur le récit bref en Europe, est co-dirigé par un germaniste (Yves Iehl) et un italianiste (Jean Nimis).

CONVENTION DE COOPÉRATION INTERNATIONALE

Le PROGRAMME D’ÉCHANGE DOCTORAL D’ETUDES ROMANES, encore appelé «Doctorat d’Études Romanes», est une création de l’Université Toulouse Jean Jaurès porté par l’équipe des italianistes IL LABORATORIO (EA 4590). Adopté en 2015 pour une durée de douze ans par l’Université de Toulouse Jean Jaurès, l’Université de Séville et l’Université de Pérouse pour Étrangers, ce programme vise à inscrire de nouveaux sujets de thèse dans l’aire romane, qui concernent les trois pays des universités signataires.
Dans le cadre de ce nouveau doctorat, les doctorants passeront deux semestres dans chacune des trois universités et l’obtention de leur diplôme permettra la délivrance automatique d’un triple doctorat.
Destiné à répondre aux appels d’offre pour des postes de Départements des langues romanes tels qu’ils sont définis par exemple en Europe du Nord, aux États-Unis ou en Asie, le Doctorat d’Études Romanes est ouvert à des étudiants d’un niveau Master Recherche qui ont un niveau C dans deux des trois langues concernées et au moins un niveau B dans la troisième.
 

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