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Laurence Talairach lauréate 2025 de l’Institut Universitaire de France en 2025
Publié le 23 janvier 2026 – Mis à jour le 23 janvier 2026
Professeure des universités en études anglophones à l’UT2J et chercheuse au Centre Alexandre Koyré, Laurence Talairach est l’une des 4 lauréats UT2J de la promotion 2025 de l'IUF.
Pour Laurence Talairach, chercher, c’est dépasser les frontières disciplinaires. Une curiosité inépuisable la conduit à croiser littérature et histoire des sciences. Exploratrice, elle assemble des fragments dispersés et met en dialogue des savoirs hétérogènes pour faire émerger des perspectives inédites. Ce goût du défi, nourri par le désir de renouvellement, anime ses recherches et son enseignement.
Ses travaux portent aujourd’hui sur les savoirs des femmes naturalistes en Angleterre au XIXe siècle, un champ qu’elle explore à travers les archives dispersées des musées, des bibliothèques et des collections privées. Elle s’attache à « désinvisibiliser » ces femmes, écrivaines, illustratrices ou collectrices, dont les savoirs en botanique, paléontologie ou ornithologie ont longtemps été ignorés. Reconstituer leurs contributions est un véritable défi, fait de correspondances fragmentaires et de collections éparses. Parmi elles, Margaret Gatty, connue comme autrice jeunesse mais aussi grande algologue du XIXe siècle, occupe une place centrale dans
ses recherches.
Laurence Talairach inscrit son travail dans un mouvement collectif en cofondant le réseau international Women in Natural History Museums and Collections (WOMNH), qui rassemble plus de cent chercheur.ses et professionnel.les des musées pour valoriser la place des femmes dans les sciences. Parallèlement, elle diffuse ses recherches auprès du jeune public à travers la série Enquêtes au Muséum (2017–2023), 27 ouvrages destinés aux 8–12 ans mêlant aventure et découverte scientifique, témoignant de sa volonté de rendre les savoirs et collections naturalistes accessibles au-delà du monde académique.
Sa nomination à l’Institut Universitaire de France (IUF) marque une étape décisive dans sa carrière. Vécue comme un « graal », cette reconnaissance lui offre les moyens de consacrer pleinement ses recherches à la valorisation des femmes naturalistes. Elle y voit non seulement une distinction personnelle, mais surtout une opportunité de faire avancer un champ encore trop peu exploré, en donnant une visibilité nouvelle aux sciences humaines dans des institutions scientifiques. Cette nomination, fruit d’une candidature exigeante et d’un projet ambitieux, lui permet d’inscrire ses travaux dans une dynamique nationale et internationale, et de renforcer le dialogue entre chercheur.ses, musées et citoyen.nes.
Laurence Talairach revendique une interdisciplinarité assumée, qui l’amène à glisser de plus en plus vers l’histoire des sciences, sans jamais perdre son ancrage en littérature. Ses recherches, menées principalement au Royaume-Uni mais aussi en Europe et en Océanie, témoignent d’une volonté de faire dialoguer les sciences humaines et les sciences naturelles. Pour elle, la recherche repose sur la passion, la rigueur et la persévérance, valeurs qui nourrissent son exigence scientifique et son engagement à faire émerger des savoirs longtemps restés dans l’ombre.
Entretien et portrait rédigé par Colline Delon et Anaïs Deman
Étudiantes en deuxième année de BUT Information-Communication parcours Information Numérique
Ses travaux portent aujourd’hui sur les savoirs des femmes naturalistes en Angleterre au XIXe siècle, un champ qu’elle explore à travers les archives dispersées des musées, des bibliothèques et des collections privées. Elle s’attache à « désinvisibiliser » ces femmes, écrivaines, illustratrices ou collectrices, dont les savoirs en botanique, paléontologie ou ornithologie ont longtemps été ignorés. Reconstituer leurs contributions est un véritable défi, fait de correspondances fragmentaires et de collections éparses. Parmi elles, Margaret Gatty, connue comme autrice jeunesse mais aussi grande algologue du XIXe siècle, occupe une place centrale dans
ses recherches.
Laurence Talairach inscrit son travail dans un mouvement collectif en cofondant le réseau international Women in Natural History Museums and Collections (WOMNH), qui rassemble plus de cent chercheur.ses et professionnel.les des musées pour valoriser la place des femmes dans les sciences. Parallèlement, elle diffuse ses recherches auprès du jeune public à travers la série Enquêtes au Muséum (2017–2023), 27 ouvrages destinés aux 8–12 ans mêlant aventure et découverte scientifique, témoignant de sa volonté de rendre les savoirs et collections naturalistes accessibles au-delà du monde académique.
Sa nomination à l’Institut Universitaire de France (IUF) marque une étape décisive dans sa carrière. Vécue comme un « graal », cette reconnaissance lui offre les moyens de consacrer pleinement ses recherches à la valorisation des femmes naturalistes. Elle y voit non seulement une distinction personnelle, mais surtout une opportunité de faire avancer un champ encore trop peu exploré, en donnant une visibilité nouvelle aux sciences humaines dans des institutions scientifiques. Cette nomination, fruit d’une candidature exigeante et d’un projet ambitieux, lui permet d’inscrire ses travaux dans une dynamique nationale et internationale, et de renforcer le dialogue entre chercheur.ses, musées et citoyen.nes.
Laurence Talairach revendique une interdisciplinarité assumée, qui l’amène à glisser de plus en plus vers l’histoire des sciences, sans jamais perdre son ancrage en littérature. Ses recherches, menées principalement au Royaume-Uni mais aussi en Europe et en Océanie, témoignent d’une volonté de faire dialoguer les sciences humaines et les sciences naturelles. Pour elle, la recherche repose sur la passion, la rigueur et la persévérance, valeurs qui nourrissent son exigence scientifique et son engagement à faire émerger des savoirs longtemps restés dans l’ombre.
Entretien et portrait rédigé par Colline Delon et Anaïs Deman
Étudiantes en deuxième année de BUT Information-Communication parcours Information Numérique