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Deux semaines d’échanges et de découvertes à l’UT2J avec Anita Thomas et Cyrille Granget
Du 15 au 28 février 2026, Anita Thomas, professeure invitée de l’Université de Fribourg, Suisse, Sciences du langage | LNPL, a séjourné à l’Université Toulouse Jean Jaurès à l’invitation de Cyrille Granget, dans le cadre du programme des professeurs visiteurs. Ce séjour a été l’occasion d’échanges stimulants avec les étudiant·e·s et les membres du Laboratoire de NeuroPsychoLinguistique (UR 4156).
Découverte et activités
Durant son séjour, ses activités ont été multiples :
« D’une part la préparation des interventions faites au labo ainsi que la conférence publique sur mes recherches actuelles, qui a eu lieu le 23 février (‘Le rôle de la qualité de l’input dans l’apprentissage du français L2’). D’autre part de nombreux échanges avec Cyrille Granget ainsi qu’avec des membres du Laboratoire de NeuroPsychoLinguistique, UR 4156. En dehors de ces moments de travail commun, je poursuis mes activités habituelles. »
Anita Thomas connaît l’UT2J depuis plusieurs années : « Oui je connais l’UT2J depuis 20 ans environ par le biais de collègues. J’étais venue en 2018 pour un colloque international (AFLS – Association of French Language Studies). »
Impressions sur l’université
Elle décrit l’université comme : « dynamique ….je trouve le campus très agréable avec ses différentes architectures. Les échanges avec les collègues ont été motivants et dynamisants ; cela m’a ouverte à de nouvelles idées et de nouveaux horizons. »
Sur ce qu’elle retiendra de cette expérience : « Ce séjour à Toulouse m’a réellement donné un souffle d’air frais. En particulier les échanges avec ma collègue Cyrille Granget m’ont remotivée. Je garderai un excellent souvenir de ce séjour et espère avoir l’occasion de revenir. »
Regards de la professeure invitante
Pour sa part, Cyrille Granget se souvient de la première rencontre avec Anita Thomas :
« J’ai rencontré Anita Thomas lors d’un festival de morphologie organisé par Susanne Schlyter à l’Université de Lund en février 2005. Elle était doctorante, je venais de soutenir ma thèse et on a travaillé de manière intensive mais aussi conviviale pendant trois jours. On a ensuite participé à une publication commune de l’Institut des langues romanes de Lund. Ce séjour a été très marquant pour moi, j’y ai découvert une équipe très audacieuse sur le plan scientifique et une manière collective de pratiquer la science qui m’a beaucoup plu. »
Sur les interactions durant le séjour à Toulouse :
« Anita Thomas est intervenue auprès des étudiant.e.s de licence et DU inscrit.e.s en mineure Didactique du Français Langue Étrangère. Elle leur a présenté ses travaux sur l’analyse de corpus et l’enseignement des temps du passé en français. Elle a notamment fait référence à une étude qui montre l’intérêt de passer par la langue première pour favoriser l’apprentissage. Plusieurs étudiants ont réagi : ils étaient étonnés car ils avaient appris dans d’autres cours qu’il fallait enseigner directement dans la langue en cours d’apprentissage, sans passer par la langue première. Ceci a suscité une longue discussion. Je m’en suis réjouie car comme le disait Aristote, au commencement de la science, il y a la capacité à s’étonner, à prendre de la distance et à remettre en question des savoirs établis. Mais les interactions se sont poursuivies au-delà de ce cours et du département de sciences du langage. Lors de la conférence d’Anita Thomas, il y avait aussi des collègues de la section d’allemand, du département de Langues Étrangères Appliquées, du Département d’Étude du Français Langue Étrangère et même une collègue de l’Université de Zagreb en échange à UT2J sur la même période. Et Anita Thomas s’est installée à la Maison de la recherche dans les locaux du Laboratoire de NeuroPsychoLinguistique, ce qui a aussi favorisé des rencontres avec les chercheuses de l’unité. »
Perspectives et projets futurs
Cyrille Granget souligne l’importance de ce type de dispositif :
« Oui, nous avons déjà travaillé pendant ces deux semaines sur des données issues du corpus DiCoi recueilli par Anita Thomas et son équipe. Et nous allons poursuivre les analyses et soumettre une proposition de communication pour la journée d’étude du Réseau de recherche en acquisition de langue seconde (RéAL2) qui se déroulera à l’université de Toulouse en novembre prochain. Nous avons aussi discuté d’autres projets qui associent recherche et formation. Donc il est évident que ce dispositif est une chance extraordinaire pour redévelopper, dans notre cas, des coopérations. »
Si elle devait résumer cette expérience en trois mots, Cyrille Granget choisit :« discussions (beaucoup), acquisition (évidemment), international (toujours) »