• Recherche,

Appartenance, genre et nationalité dans la migration. Un itinéraire de recherche entre plusieurs continents

Publié le 16 octobre 2026 – Mis à jour le 16 octobre 2026
le 17 novembre 2026
14h
D31 - MDR - UT2J

Soutenance d'HDR de Mélissa BLANCHARD (Centre Norbert Elias)

Résumé
Pourquoi, au Sénégal, certaines femmes émigrent-elles et d’autres pas ? En quoi la migration et le travail indépendant transforment-ils leurs rôles de genre, aussi bien au sein de leur famille que dans leurs communautés d’appartenance ? Pourquoi, en Argentine, comme au Chili et au Brésil, au sein d’une même famille issue de l’émigration italienne, certaines personnes ré-émigrent-elles pour l’Europe, alors que leurs frères et sœurs ne le font pas ? Quel rôle jouent le genre, la place dans la fratrie et la génération dans le rapport aux origines familiales, à la nationalité des ancêtres et dans ce qu’il est convenu d’appeler la « migration de retour » ? Et, plus en général, de quelle manière les représentations associées à la nationalité ancestrale et à la migration de « retour » interrogent-elles la fabrique de l’appartenance en Europe ? Ces deux chantiers de recherche, l’un sur les femmes sénégalaises en situation de migration, l’autre sur la migration de « retour » des descendants de migrants européens et sur leur rapport aux origines et à la nationalité des ancêtres, m’ont permis de développer une réflexion sur la relation entre migration, genre, nationalité et appartenance. Mon cheminement intellectuel, marqué par cette transition thématique, a été celui d’une montée en généralité, de l’individu à la famille, de la famille à la nation, de la nation à l’Europe, en tentant de mettre en lumière, à chaque fois, la fabrique de l’appartenance et de l’altérité.