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L'univers sonore de Rétif de la Bretonne
| Présentation | Programme | Inscriptions | Comités |
Organisé par le laboratoire PLH, du 11 mars au 12 mars 2027
Présentation
Le projet, un colloque international, correspond à la vaste thématique de la sensorialité littéraire, particulièrement sonore (voix/ son/ bruits/ silence) étudiée dans notre laboratoire toulousain depuis plusieurs années. Il s’inscrit à la fois dans l’axe 1 de l’équipe ELH, « Figurer : voix, textes, images » et dans l’axe 2, « Arpenter : territoires et mondes sensibles ». Il s’intègre aussi dans les travaux de la Société Rétif de la Bretonne. Auteur à la sensibilité exacerbée, Rétif de la Bretonne a été longtemps cantonné à une poétique du regard ; or il s’avère que le lien qu’il entretient avec son environnement est aussi de nature acoustique. Rétif de la Bretonne imprègne ainsi ses textes de sensations sonores les plus variées, lesquelles signent la modernité de son oeuvre.
Présentation précise du projet : Il s’agit d’envisager dans les oeuvres de Rétif de la Bretonne la présence des sons et leurs enjeux. Se dessinent en effet : des enjeux ethnographiques : on pense ici notamment à la culture orale, celle de la campagne, (chants, contes, lectures pieuses à la veillée), celle de la ville (chansons, éloquence du peuple, conversations) des enjeux documentaires : il s’agit d’observer l’univers sonore des villes, autant les sons de l’humain, articulés ou inarticulés (rires, pleurs, cris, soupirs…) que les bruits d’objets ou les sonorités animales. des enjeux musicaux et esthétiques : dans quelle mesure l’attention à restituer le sonore contribue-t-elle à l’écriture romanesque de Rétif ? Qu’est-ce qui dans l’écrit fait entendre au lecteur une voix, un chant, un bruit ? Jusqu’à quel point Rétif décrit-il – ou non – les sons ? Quel paysage sonore se déploie ? En quoi cette poétique du sonore, héritière du sensualisme des Lumières, contribue-t-elle au renouvellement de l’écriture romanesque ?
On s’intéressera aussi à la musique et à la chanson, que Rétif mobilise fréquemment dans ses textes. Quel goût, quelle culture se manifeste alors ? Dans quelle mesure cette insertion illustre-t-elle sa théorie de la « musique sentimentée » ? des enjeux artistiques (gravures, peinture) : l’oeuvre de Rétif est une des plus illustrées du temps ; or l’image est loin d’être silencieuse : quels mondes sonores ferait-elle entendre ? des enjeux moraux, sociaux voire politiques : il semble que l’évocation des sons chez Rétif soit mise au service d’une interprétation morale et politique du monde social, comme le montre sa critique d’une « populace » caractérisée notamment par ses excès sonores.
Des enjeux « biographiques » : la vie de Rétif, en tant que personne et écrivain, ne serait-elle pas caractérisée tout particulièrement par le sens de l’ouïe, lui qui prétend l’avoir particulièrement fine? Dans quelle mesure l’écoute, nourrit et informe son écriture ? Qu’est-ce que sa pensée, notamment, doit à l’expérience auditive ? Des enjeux écopoétiques : A partir de l’expérience sonore de la nature, l’écrivain établit-il des formes particulières de lien avec elle ? Peut-on parler d’écopoétique ? Trouve-t-on la trace d’un imaginaire écologique, prenant en considération, par exemple, l’interconnexion de tous les êtres vivants ?
Programme
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Comités
Comité d’organisation :Hélène Cussac (Université Toulouse-Jean Jaurès)
Fabrice Chassot (Université Toulouse-Jean Jaurès)
Françoise Le Borgne (Université Clermont Auvergne)
Comité scientifique :
Nicolas Brucker, Professeur des Universités, Université de Lorraine-Metz
Michel Delon, Professeur émérite, Paris-Sorbonne Université
Aurélia Gaillard, Professeure émérite, Université de Bordeaux-Montaigne
Julien Garde, Maître de conférence, Université Toulouse-Jean Jaurès
Stéphane Pujol, Professeur des Universités, Université Toulouse-Jean Jaurès
Pierre Testud, Professeur émérite, Université de Poitiers