- Recherche,
-
Partager cette page
Traces, supports, dispositifs : les matérialités de l’image photo-cinématographique (1827-2027)
Publié le 7 juillet 2026 – Mis à jour le 7 juillet 2026
du 28 avril 2027 au 29 avril 2027
Colloque international organisé par le laboratoire LARA-SEPPIA
2026-2027 marque le bicentenaire de la plus ancienne photographie conservée dans l’histoire du médium (Point de vue du Gras, Nicéphore Niepce, 1826-1827). A cette occasion, ce colloque propose de réfléchir à la matérialité des traces laissées par et sur le médium photo-cinématographique dans ses itérations techniques successives, des origines de la photographie jusqu’à la standardisation de l’image photochimique dans les procédés gélatino-argentiques, succédés par la bande magnétique puis le numérique. Nous nous focaliserons ainsi sur la tangibilité des traces liées à la pratique d’un médium plastique, dans la continuité de travaux actuels qui remettent le matérialisme et les matériaux au centre de la réflexion.
Deux axes de réflexion principaux structurent le colloque autour des démarches idéalistes et matérialistes pouvant caractériser le médium photographique et recouvrant à la fois les champs culturels et techniques qui y sont associés. Le premier axe invite à considérer la matérialité des supports et des outils de création mobilisés dans les arts de l’enregistrement de l’image en tant qu’archive médiatique : quels vestiges du monde les supports conservent-ils dans leur matière-même ? Cet axe explorera des questions liées aux matières premières et aux recherches fondamentales, et plus généralement à l’inscription des pratiques dans un continuum technico-social, contribuant à rappeler que les oeuvres n’existent pas ex nihilo ou simplement en termes esthétiques, mais s’inscrivent dans des économies et des industries particulières dans un contexte médiatique. Le deuxième axe s’intéressera aux esthétiques matérialistes, aux pratiques et aux oeuvres qui intègrent l’enregistrement d’un caractère matériel du monde, s’inscrivant dans une certaine volonté de remettre en question ou de déconstruire l’image photo-cinématographique traditionnelle, photoréaliste. Ces pratiques réflexives constituent autant de renvois formels au dispositif, soulignant son inscription située dans le monde physique. Ces axes de réflexion seront abordés depuis un positionnement esthétique, mais notre événement s’inscrit plus spécifiquement dans l’histoire des techniques et technologies audiovisuelles et amènera un regard critique sur les implications philosophiques et éthiques des pratiques. Seront donc pris en compte le rapport au geste, à la production des oeuvres, des appareils et des supports, ainsi que leur inscription plus générale dans l’économie audiovisuelle.
Cette manifestation s’inscrit pleinement dans les axes de recherche du LARA-SEPPIA, à la croisée de nos travaux sur les cinémas excentriques, sur les liens entre arts, sciences et technologies et sur la création collective cinéma et audiovisuel. Il poursuit également notre inscription dans une approche de créationrecherche, où la poïesis est au coeur des approches théoriques. Ce colloque international est imaginé à l’occasion du Colloque du Taur organisé chaque année par le LARA-SEPPIA.
Il est pensé sur deux jours, incluant deux conférences plénières, une table ronde professionnelle, un ensemble de communications ainsi que des temps de découverte d’oeuvres (organisation d’une exposition ainsi que d’une séance de projection filmique). Il est complété par une action satellite organisée en partenariat avec Frédérique Blanchin (PAST, ISCID) pour le festival Les Animés (5 novembre 2027), lors duquel est prévu un focus « matérialités en animation » comprenant un une conférence plénière, des interventions scientifiques, un atelier pratique et une séance de projection.
En savoir plus.
Deux axes de réflexion principaux structurent le colloque autour des démarches idéalistes et matérialistes pouvant caractériser le médium photographique et recouvrant à la fois les champs culturels et techniques qui y sont associés. Le premier axe invite à considérer la matérialité des supports et des outils de création mobilisés dans les arts de l’enregistrement de l’image en tant qu’archive médiatique : quels vestiges du monde les supports conservent-ils dans leur matière-même ? Cet axe explorera des questions liées aux matières premières et aux recherches fondamentales, et plus généralement à l’inscription des pratiques dans un continuum technico-social, contribuant à rappeler que les oeuvres n’existent pas ex nihilo ou simplement en termes esthétiques, mais s’inscrivent dans des économies et des industries particulières dans un contexte médiatique. Le deuxième axe s’intéressera aux esthétiques matérialistes, aux pratiques et aux oeuvres qui intègrent l’enregistrement d’un caractère matériel du monde, s’inscrivant dans une certaine volonté de remettre en question ou de déconstruire l’image photo-cinématographique traditionnelle, photoréaliste. Ces pratiques réflexives constituent autant de renvois formels au dispositif, soulignant son inscription située dans le monde physique. Ces axes de réflexion seront abordés depuis un positionnement esthétique, mais notre événement s’inscrit plus spécifiquement dans l’histoire des techniques et technologies audiovisuelles et amènera un regard critique sur les implications philosophiques et éthiques des pratiques. Seront donc pris en compte le rapport au geste, à la production des oeuvres, des appareils et des supports, ainsi que leur inscription plus générale dans l’économie audiovisuelle.
Cette manifestation s’inscrit pleinement dans les axes de recherche du LARA-SEPPIA, à la croisée de nos travaux sur les cinémas excentriques, sur les liens entre arts, sciences et technologies et sur la création collective cinéma et audiovisuel. Il poursuit également notre inscription dans une approche de créationrecherche, où la poïesis est au coeur des approches théoriques. Ce colloque international est imaginé à l’occasion du Colloque du Taur organisé chaque année par le LARA-SEPPIA.
Il est pensé sur deux jours, incluant deux conférences plénières, une table ronde professionnelle, un ensemble de communications ainsi que des temps de découverte d’oeuvres (organisation d’une exposition ainsi que d’une séance de projection filmique). Il est complété par une action satellite organisée en partenariat avec Frédérique Blanchin (PAST, ISCID) pour le festival Les Animés (5 novembre 2027), lors duquel est prévu un focus « matérialités en animation » comprenant un une conférence plénière, des interventions scientifiques, un atelier pratique et une séance de projection.
En savoir plus.