Zoom sur une ancienne étudiante, Bérénice Zandonai

Publié le 4 février 2019 Mis à jour le 6 février 2019

Diplômée du DU de chinois de l’UT2J, installée en Chine, elle œuvre désormais au développement des échanges culturels franco-chinois.

Vous êtes diplômée en 2006 de notre université. Pourquoi avez-vous ce cursus ?

Je suis originaire du Nord mais ma famille a déménagé dans le Sud-Ouest en 1993. Parallèlement à mes études en stylisme à Toulouse à l’École supérieure des industries de la mode, je me suis inscrite en DU de chinois au Mirail.
Très jeune, je me suis intéressée à la Chine. Mes parents, tous les deux employés d’une compagnie aérienne, me ramenaient des objets chinois, suscitant chez moi autant de curiosité que de fascination. Je me suis renseignée sur le pays, vu beaucoup de reportages. C’était un pays lointain et exotique !
En 2002, j’ai fait un premier voyage en Chine. Lors de ce périple, j’ai pu voir 8 villes différentes. J’étais émerveillée ! Ce voyage a changé ma vie.
Alors, c’était tout naturel pour moi que je m’inscrive en chinois à l’université.

Vous avez-fait une rencontre décisive à l’université ?

Oui, de Zhen mon mari qui est chinois. Nous nous sommes rencontrés en 2004 sur le campus Mirail. Étudiant francophile en aéronautique à Pékin, il était venu à Toulouse, ville d’Airbus, pour apprendre la langue française et rencontrer des français sinophiles pour des échanges linguistiques.

Quels souvenirs gardez-vous de notre université ?

De très bons souvenirs. Ce n’était pas mon cursus principal puisque j’étais étudiante en mode. Mais je garde le souvenir de professeurs passionnés. Il y avait une grande solidarité entre les étudiants. Nous avons pu apprendre les bonnes bases. Après mes 3 ans d’étude, je suis partie en Chine. J’ai suivi un an de cours complémentaire à Nankin. Une période très chouette mais intensive !
Quant à Zhen, il était installé à Shanghaï et travaillait pour une entreprise française. 3 heures de train nous séparaient. Je l’ai rejoint au bout d’un an. J’ai été embauchée par une entreprise de mode française installée sur place, j’y suis restée de 2007 à 2014.

En 2014, vous décidez de monter votre propre structure…que faites-vous aujourd’hui ?

Avec Zhen mon mari, nous œuvrons au développement des échanges culturels franco-chinois à Xi’an. Nous faisons aussi des travaux d’interprétariat et travaillons dans le domaine de la création visuelle. Xi’an est une ville très dynamique d’un point de vue culturel. C’est aussi la 3ème ville universitaire de Chine. Nous promouvons les artistes et les artisans chinois, les savoir-faire, les coutumes. Nous avons aussi travaillé à la création de deux livres illustrés sur les contes et les saisons, traduits en chinois, français et anglais. Nous avons aussi traduit des œuvres en français pour le cinéma ou la télévision chinoise. Nous intervenons aussi dans les écoles et sommes sollicités par les médias locaux.

Vous étiez d’ailleurs à Toulouse fin 2018 pour revenir sur le campus Mirail ?

Oui, nous participons à un documentaire diffusé en Chine, produit par Caméra Lucida et dirigé par Olivier Horn qui relatera notre histoire. A l’avenir, nous aimerions revenir en France pour développer le même type d’activité à Toulouse, que celle que nous avons en Chine actuellement.

Forte de votre parcours, quel conseil donneriez-vous aux étudiants qui voudraient vous imiter ?

La motivation, c’est le plus important. Malgré les difficultés, il faut croire en ses rêves. Et puis être curieux de tout, se documenter. Si on veut vivre à l’étranger ; il faut savoir saisir toutes les opportunités : dévorer des livres, écumer les cinémas pour voir les films en version originale. Ne pas hésiter à explorer toutes les pistes, notamment via les volontariats internationaux en entreprise, aller frapper aux portes des chambres de commerce. La Chine embauche. J’ai trouvé mon travail en 3 mois après avoir fini mon année à Nankin. La Chine s’ouvre de plus en plus aux étrangers, il faut saisir sa chance !

Un des livres publiés par Bérénice Zandonai


Le compte Instagram de Bérénice Zandonai